L'atelier conseil

La bicyclette: langage détaillé, petits conseils d'entretien et de réparations

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Le choix d'un cadre de bicyclette

Lors de l'achat d'une nouvelle bicyclette, une des questions que l'on se pose est:
quelle taille de cadre me convient ?

La réponse n'est plus simple du fait de la grande variété de designs et de types d'utilisation de la bicyclette.

Il existe des formules "scientifiques" destinées à aider à trouver la taille correspondant à notre morphologie. En voici deux, qui peuvent nous aider dans notre choix ;
* pour le vélo de route : longueur de l'entrejambe x 0.66 = taille recommandée du cadre
* pour le vélo de montagne: longueur d'entrejambe x 0.59 = taille recommandée

Retenons qu'il est important d'avoir un certain dégagement entre l'entrejambe et le tube horizontal du cadre du vélo. Ceci de l'ordre de 4cm pour un vélo de route et de 8cm pour un vélo de montagne (VTT).

Une autre façon de sélectionner un cadre est de se guider d'un tableau, comme celui ci-dessous. Bien que légèrement moins précise, celà peut nous donner une précieuse indication de ce dont on a besoin.

Taille du cycliste
entrejambe
Vélo de ROUTE
Vélo de montagne (VTT)
152 à 160 cm 68 à 73 cm
48 cm
38 cm 14 pouces
161 à 162 cm 74 cm
48 cm
38 cm 14 po.
163 à 164 cm 75 cm
50 cm
41 cm 16 po.
165 à 166 cm 76 cm
52 cm
41 cm 16 po.
167 à 168 cm 77 cm
52 cm
41 cm 16 po.
169 à 170 cm 79 cm
53 cm
44 cm 18 po.
171 à 174 cm 81 cm
53 cm
44 cm 18 po.
175 à 178 cm 82 cm
54 cm
46 cm 18.5 po.
179 à 180 cm 84 cm
54 cm
50 cm 20 po.
181 à 182 cm 86 cm
56 cm
50 cm 20 po.
183 à 186 cm 88 cm
56 cm
52 cm 21 po
187 à 188 cm 90 cm
58 cm
52 cm 21 po.
189 à 192 cm 91 cm
60 cm
55 cm 22 po.
192 à 200 cm 94 cm
62 cm
55 cm 22 po.

Comment entretenir son vélo

Ce qui peut rendre un vélo agréable ou au contraire détestable

L’entretien d’un vélo requiert avant tout une attitude positive ; il est inutile de s’énerver... ou de se lancer dans des travaux que l’on ne maîtrise pas complètement (il existe d’excellents artisans pour nous aider).

 

Roulez gonflés.

La pression de gonflage recommandée est mentionnée obligatoirement sur le flanc du pneu. Elle varie selon le type de pneu : de 4 / 5 bars pour des pneus type VTT jusqu’à 8 / 9 bars pour des pneus type course. Un pneu légèrement sous-gonflé augmente les risques de crevaison ... mais procure un petit peu de confort supplémentaire. Sous-gonflez légèrement le pneu avant de préférence au pneu arrière, qui supporte plus de poids ! Pour vérifier la pression, il est recommandé de disposer chez soi d’une pompe à pied avec manomètre (cela ne coûte pas très cher), et de fixer sur le vélo (ou de mettre en poche) une pompe légère permettant un dépannage en cas de crevaison.

Pensez à vérifier régulièrement la pression des pneus. En cas de non-utilisation prolongée du vélo, dégonflez légèrement : vous prolongerez la durée de vie du pneu et de la chambre à air.

Pour acheter pneus, chambres à air et pompes : Achetez pneus et chambres à air en fonction du diamètre de la roue (généralement 700, plus rarement 650) et de la largeur de la jante ; les vélos de ville ou de course ont des jantes plus étroites (chambres de 23) que les VTT (généralement 26). Evitez les chambres à air en latex, qui se dégonflent assez rapidement ... toutes seules. Il existe deux types de valves : Presta (plus étroites) et Schrader (plus larges, généralement montées sur les VTT). Veillez à la compatibilité de vos chambres à air et des pompes ; on trouve dans le commerce des pompes mixtes et des adaptateurs.

En cas de crevaison.

Emportez toujours avec vous une chambre à air, une pompe et deux démonte-pneus. Si vos roues sont fixées avec un écrou, joignez-y une clé de la taille appropriée (les vélos récents sont équipés d’un dispositif dit de blocage rapide, permettant le démontage sans clé).

En cas de crevaison, dégonflez complètement (en général, c’est fait !), et démontez la roue. Pour la roue avant, pas de problème, mais c’est généralement à l’arrière qu’on crève, et il vous faudra de préférence positionner la chaîne « en travers » (petit plateau = à gauche à l’avant / petit pignon = à droite à l’arrière) pour faciliter le démontage. Démontez le pneu à l’aide des démonte-pneus, en introduisant l’extrémité plate d’un démonte pneu entre le pneu et la jante, et en accrochant l’autre extrémité à un rayon. Ensuite, sortez le pneu de la jante à l’aide du second démonte-pneus.

Avant de réparer, identifiez la cause de la crevaison. Il s’agit le plus souvent d’une perforation du pneu et de la chambre par un gravillon, un morceau de verre, une épine... Éliminez l’intrus avant de réparer ! Autres causes classiques, mais moins fréquentes, de crevaison : Fuite par la valve, suite à un choc ; dans ce cas, le remplacement de la chambre résoudra le problème

Fond de jante usé laissant percer une tête de rayon ; dans ce cas, rentrez à pied et expliquez-vous avec votre vélociste préféré Gonflez légèrement la nouvelle chambre (à 1 bar / 1,5 bars) pour la positionner soigneusement sur la jante. Ensuite, montez le pneu en évitant de pincer la chambre ; un montage à la main, s’il demande un petit peu de force dans les doigts, est préférable à l’utilisation des démonte-pneus ! Remontez la roue, et gonflez à la pression voulue ; gonfler avant de remonter la roue peut poser problème pour passer entre les patins de frein, sauf si l’on peut écarter ceux-ci (dispositif existant sur certaines machines).

Les réparations à l’aide d’une rustine perdent leur intérêt vu la baisse de prix des chambres à air ; si vous y tenez, faites le soigneusement à domicile !

Enfin, quelques conseils ... pour éviter les crevaisons :
Remplacez à temps les pneus usés
Gonflez à la pression recommandée
Après un passage dans une zone « à risques » (chaussée gravillonnée, morceaux de verre, ...), arrêtez-vous et enlevez les éclats contondants en passant le bout de l’ongle sur toute la surface de roulement du pneu ; sur les vélos de route à pneus lisses et sans garde boues, cela peut se faire en roulant !                        

Entretien de la chaîne.

Nettoyez régulièrement la chaîne avec un chiffon sec et une brosse (une brosse à dents usée y trouve une seconde vie). Si la chaîne est très sale, utilisez un produit dégraissant que vous laisserez agir une vingtaine de minutes ; ensuite, lavez à l’eau, laissez sécher (un sèche cheveux est bien utile !), et re-graissez !

La chaîne ne doit jamais être sèche : elle risque d’accrocher, et, selon la qualité du matériau, peut rouiller. Elle ne doit pas non plus être trop grasse, car elle se salirait plus rapidement en recueillant toutes les poussières qui traînent sur la route !

Utilisez une huile spéciale pour vélos, que vous éviterez de vaporiser directement sur la chaîne : vaporisez sur un chiffon propre, que vous appliquerez ensuite fermement sur la chaîne en la faisant tourner (il vaut mieux être deux ... ou disposer d’un support / pied facilitant l’entretien).

Une chaîne même bien entretenue s’use ! Elle doit être remplacée tous les 5 à 10000 km. Si vous êtes puriste et souhaitez une transmission souple, vous ferez remplacer en même temps pignons (arrière) et plateaux (avant).

Autres (petits) conseils.

Faites vérifier une fois par an vos câbles de frein (c’est essentiel !) et de dérailleur (c’est utile !). Idem pour la direction. Vous pouvez vérifier vous-même l’état d’usure des patins de frein, qui généralement se remplacent très facilement.

Et last but not least ..., ne vous laissez pas abuser par la publicité des grandes surfaces même dites spécialisées, qui vendent bon marché du matériel généralement de qualité médiocre. (Quant aux sévices après vente ... ! Je pourrais vous raconter à ce sujet quelques anecdotes croustillantes, mais ... pas de nom !) Heureusement, il existe encore quelques petits artisans qui respectent le client et vous conseilleront utilement.

 

Entretiens et réparation en vidéo: cliquez ici

http://entretenir-un-velo-de-route.eu/

 

 

Adopter le bon braquet au bon moment n’est pas qu’une question de feeling

Jouer de la manette de dérailleur, c’est simple comme bonjour et donné à tout le monde. Mais être efficace est-ce si simple que cela ? Comment juger s’il faut mettre gros ou au contraire mouliner dans une bosse par exemple. “La règle élémentaire, c’est de toujours anticiper son changement de braquet avant d’appréhender une bosse, et pour cela il convient de lever le nez et voir quel type de difficulté vous attend.


Si ce sens de l’anticipation n’a pas été respecté, c’est la possibilité de faire “dérailler la chaîne, car la traction qui est exercée sur celle-ci est alors énorme, et elle peut se mettre de travers ou alors sauter sur un braquet que l’on ne souhaitait pas initialement. Changer de braquet doit être effectué de manière douce, jamais brutale.” L’autre grande règle à ne jamais déroger c’est la ligne de chaîne. “Il ne faut jamais être sur le plus petit pignon arrière et sur le petit plateau, inversement gros plateau et gros pignon arrière est également à proscrire. La chaîne dans ces deux cas extrêmes subit là encore trop de torsion, elle s’abime et peut même casser”.


Le mieux quand on change de vitesse c’est de baisser les dents les unes après les autres, ne pas changer brusquement en passant par exemple du 54x16 au 54x11 d’un coup sec. Il faut y aller régulièrement dans les bosses mais aussi sur le plat. Le choix du braquet est dépendant du mal de jambes, c’est ce degré de douleur que l’on ressent ou pas qui va être « l’indicateur » pour savoir si l’on doit descendre les dents dérailleur pour aller de plus en plus vite, ou au contraire les relever pour souffler de plus en plus.” “Pédaler souple permet de préserver les muscles. Une phase de course qui réclame de pédaler souple c’est lorsque l’on bute sur un vent de face, il faut tourner les jambes pour s’économiser au maximum, vent dans le dos on peut au contraire mettre gros. Mais quand on attaque, on va forcément mettre plus gros.

Maintenant, à vous de jouer ou plutôt à vous de pédaler !